Jean-Pierre Pruvot, correspondant de la Voix du Nord, est l’auteur
des rubriques « Rétro » et « Au fil du temps ».
1 700 « rétros » sont parues à ce jour depuis 2001 dont
180 doubles « au fil du temps ». Celles-ci-dessous font partie de ces parutions.
Elles ont été ici reclassées dans la mesure du possible dans une
chronologie historique. Pour plus de précisions, questions, suggestions,
documents, merci de lui écrire JPPRUVOT@wanadoo.fr
Il est aussi l’auteur de
plusieurs albums « Rétro » abondamment illustrés ayant pour thème la
plage et Calais. La dernière parution concerne les tramways calaisiens.
Les albums (15 € le volume, facture à la
demande), sont disponibles à la consultation et à la vente chez l'auteur 7
rue de Thermes 62100 Calais tel 03.21.34.91.23, au salon de coiffure Leroy, rue
de la Paix (près de la Maison du Fromage), ou par envoi postal (tarif à la
demande).


Un magasin
allemand en plein centre ville
Au carrefour des quatre
boulevards, sur l'angle La Fayette-Jacquard, une enseigne allemande s'était
installée en lieu et place d'un magasin de fourrure à "La Panthère".
La pendule à trois faces avait disparu du refuge, là où deux soldats allemands
semblaient demander leur chemin à un policier français.
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 - photo X

La photo ci-dessus doit être légèrement
antérieure à la précédente, les panneaux "Frontbuchhandlung", la "Librairie du Front", étaient
plus discrets. Au premier plan, le
phare de l‘automobile est occulté, mesure obligatoire.
Extrait album
"Commerces centre ville" JPP 2009 - Photo X

La
bijouterie "Gaston-Olyve" boulevard La Fayette
Cette photo a été prise dans les années
quarante alors que Calais était occupé, une photo "volée" car il
était alors interdit de photographier. Ceci explique la prise de vue sur le vif
sans trop de souci du cadrage avec cette piétonne de dos et ce véhicule en
mouvement. On y voit l'horlogerie-bijouterie de Gaston Olyve au n°113 boulevard
La Fayette, avec au n°115 le cabinet dentaire du Dr Lemaire. Les vitres de la
bijouterie étaient quadrillées de rubans adhésifs, un moyen de les consolider
pour résister au souffle des explosions des bombes.
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo X

La
"Quincaillerie Cupillard" au n°51 boulevard La Fayette en 1963
Cette photo, comme celle de 1936, nous a été prêtée
par André, l'un des fils de Léon Cupillard, qui habite maintenant la région
dunkerquoise. Les magasins du centre ville étaient encore florissants. La
"Pharmacie Principale", visible sur cette photo, était alors tenue
par M. Guinamard. M. Cupillard, décédé en 1971, aura pour successeur son fils
Claude jusqu'en 1986. Lors du décès de celui-ci, son épouse poursuivra
l'activité de la quincaillerie jusqu'en 1990.
Extrait album
"Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo Cupillard

Le magasin "Au Baptême" au n°43 boulevard La Fayette
Voici la confiserie "Au Baptême" en fin de
vie. Le magasin était tenu par Mme Neuville. Il se situait entre
"Baby-Confort" au n°41 et la "Pharmacie Guinamard" au n°45.
Actuellement le n°43 accueille le "Séquoia", la pharmacie est celle
du Dr Verne et on est loin des layettes au n°41, le magasin actuel proposant
des articles érotiques après avoir été une enseigne Benetton tenue par Mme
Rouffle. La confiserie fermera en 1971 comme l'atteste les affiches masquant
les vitrines du magasin clos, celles du film d'Henri Verneuil le
"Casse" avec Jean-Paul Belmondo, sorti en 1971.
Extrait album "Commerces
centre ville" JPP 2009 – Photo X

La valse des enseignes commerciales
Cette photo du boulevard La Fayette date de 1968.
Difficile de repérer l'endroit si l'on se réfère aux enseignes commerciales
d'alors car leur valse s’est accentuée ces dernières années. A gauche, au n°7,
le magasin de chaussures "Eram", géré par M. Seillier, a laissé la place à une bijouterie fantaisie
"Miss Coquine". Au n°9, le magasin de vêtement pour hommes
"Novelty" est devenu un magasin de vêtements d’enfants
"Natalys", puis de vêtements dans l’air du temps "Sergent
Major". Au n°11, la pâtisserie est maintenant une enseigne SFR. Et au n°
13, les "Vélo Solex Gest" et leur bonhomme Michelin, accroché en
façade, ont laissé place à "Phildar". Que de changements en 40 ans !
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo JPP

Le Garage Peugeot" boulevard La Fayette
Les "Nouvelles Galeries", boulevard La Fayette, laissaient place après-guerre à un garage, le "Garage Peugeot" avec un parking à l’étage. A la fin des années soixante-dix, période où les concessionnaires automobiles migraient vers la périphérie de la ville, un énorme projet immobilier voyait le jour. Le garage, et aussi la maison ayant appartenu au docteur Vielle, qui jouxtait la "Maison de la Presse", étaient abattus. Un grand immeuble avec de nombreux appartements, abritant au rez-de-chaussée une agence de la "Caisse d'Epargne l'Ecureuil", voyait le jour. La "Maison de la Presse", visible sur la droite, était remplacée par une banque, le "Crédit Lyonnais" qui quittait l’angle de la rue de Vic et du boulevard Jacquard. Cette photo date de 1964, lors du carnaval, manifestation qui a fait long feu à Calais.
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo X

L’alimentation générale "De Conceiçao" boulevard La Fayette
Avant guerre, ce magasin situé, au n°72 boulevard La
Fayette, appartenait à M. Delahaye. Après-guerre sa fille reprenait le
flambeau, dans un magasin reconstruit, avec son mari M. Michel De Conceiçao,
dont le père, tailleur, avait son atelier sur le même boulevard au n°30. Voici
les époux De Conceiçao et leur employée en 1982 alors que l’épicerie avait pour
point fort les fruits et légumes. Le magasin fermera an 1988 lors de leur
départ en retraite et est devenu un commerce dans l’air du temps, "Elys
Informatique".
Extrait album
"Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo De Conceiçao

Au Sphinx" et aux rideaux "François" boulevard La Fayette
Voici en arrière plan, lors du carnaval de 1965, deux
magasins bien connus des Calaisiens. Au n°27, la maroquinerie "Au
Sphinx", au n°29 le magasin de M. François "Au Rouet" spécialisé dans les rideaux, les tulles et
les dentelles. Le premier est une des rares enseignes qui perdure, le second
est devenu "Pharminventique" un magasin de reprographie informatique.
Extrait album
"Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo X

Les magasins à l'angle La Fayette - Jardin-des-Plante
Ces immeubles abritant des commerces, photographiés à
la fin des années cinquante, sont encore présents sous d'autres enseignes. Nous
sommes à l'angle du boulevard La Fayette et de la rue du Jardin-des-Plante, un
boulevard encore pavé mais qui avait perdu ses rails de tramway. Au n°109 sur
l'angle se trouvait le magasin "Au beau tablier" de Mme Veuve Baron,
au n° 111 les fruits et primeurs de Mme Castelin, au n°113 l'horlogerie-bijouterie
Olyve, tenue par Mme veuve Olyve-Lemaître. Avant-guerre la bijouterie existait
déjà avec Gaston Olyve à sa tête.
Parution rétro VdN JPP 2008 – Photo X

Au « TigreRoyal » boulevard LaFayette
En 1931, M. et Mme Mondschein
ouvraient un commerce de fourrures au n°66 rue Royale. Il sera détruit durant
la guerre. M. Mondsschein, dont l'épouse était décédé, ouvrait un nouveau
magasin en 1946 au n°161 boulevard La Fayette « Au Tigre Royal ».
Leur fille Régine, qui avait épousé Emile Ranson en 1939, reprenait le commerce
de 1970 à 1994.
Parution rétro VdN JPP 2008 – Photo Ranson

Les "Cycles Brame" boulevard Lafayette
André Brame avait commencé à vendre des cycles au
n°26 rue des Fontinettes en 1933. Il s’installera au n°178 boulevard La Fayette
en 1938, commerce alors ouvert dans cette vieille maison photographiée
ci-dessous au début des années cinquante. Ce magasin sera rasé en 1955 et
investira le n°178, construit la même année. Le magasin vétuste, au n°176, sera
reconstruit en 1965-1967 et les deux seront plus tard réunis. M. Houbronne entrera dans l’entreprise en
1957. Avec Eliane Brame, son épouse, fille aînée de M. Brame et de sa femme Gabrielle Foucke, elle même fille
aînée d’Hector Foucke constructeur et marchand de cycles rue de la Mer, ils
reprendront l’affaire en 1972 et effectueront de grosses transformations en
1974. Le magasin deviendra les "Cycles Peugeot". En 1978-1980, le
n°176 sera aménagé en concession "Yamaha". Le magasin, repris en 1996
par Marie-Caroline Lapôtre, fille de M. et Mme Houbronne, sera transféré zone
Curie en 2004. Une partie des locaux du boulevard La Fayette est désormais
occupée par "Paru-Vendu", un journal gratuit d’annonces.
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo Houbronne

Ci-dessous voici Charles-Pierre Houbronne, le
beau-fils de M. Brame (devant le scooter), au début des années soixante. A
l’arrière, le magasin de cycles a déjà été fortement rénové avec une annexe de
vente de voitures d’enfants. Le commerce se diversifiera encore avec la vente de matériel de camping et aura pour
enseigne les "Cycles Peugeot".
Extrait album "Commerces centre ville" JPP 2009 – Photo Houbronnre